

Lettre à l’immortalité, 2014
Métal doré, tapis de rubans tissés · 33 × 33 × 210 cm · Diamètre 123 cm
Chapelle Chanonat, Auvergne
L’obélisque — forme archaïque et universelle, pointe vers le ciel depuis les civilisations les plus anciennes — posé sur un tapis tissé en damier qui évoque les questions métaphysiques les plus fondamentales. Une référence directe à Gino De Dominicis, dont le manifeste pour la recherche de l’immortalité a profondément inspiré cette œuvre — et à travers lui, à l’Épopée de Gilgamesh, l’un des premiers récits humains sur la quête de transcendance et la confrontation avec la mort.
L’obélisque ne représente pas l’immortalité : il la désire. Il pose la mort au centre de ses questions, comme Gilgamesh posait la perte de son ami Enkidu au centre du sien. Le tapis tissé — surface terrestre, humaine, domestique — supporte cette aspiration vers ce qui dépasse le temps humain. Deep time et désir de transcendance : deux façons de répondre à la même question fondamentale.