

Paraedeza (tapis persan), 2013
Poussière · 200 × 300 cm
Le Creux de l’Enfer, Thiers
Un dessin en poussière reprend la forme symbolique du jardin persan — microcosme où le monde se concentre dans un périmètre sacré. Paraedeza — mot persan à l’origine du mot « paradis » — désigne un espace clos, ordonné, qui contient en miniature l’ordre du monde. La fragilité extrême de ce dessin est en contraste direct avec la puissance de l’information contenue dans chaque grain : la poussière s’organise en structure complexe, comme la matière cosmique qui, par la seule force de son organisation, forme des étoiles, des planètes, des êtres conscients. Nous sommes nous-mêmes de la poussière cosmique organisée en conscience. Chaque souffle peut l’effacer — et c’est précisément ce qui en fait un cosmos vivant.